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 Que faut-il donner à manger à nos enfants ?

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zabounette
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MessageSujet: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Jeu 19 Oct - 21:35

Bonsoir à toutes,

Voilà, je me pose bcp de questions quand à la nourriture de nos petits.
J'ai commencé à diversifier la nourriture de Léa, ça se passe pas mal d'ailleurs, mais je me demande vraiment ce qui est meilleur pour elle. Quand je vois tout ce que l'on met comme produits dans les aliments frais pour les conserver,
Par exemple mes parents ont un poirier "conférence" et on se disait qu'une fois cueillie la poire vieillit rapidement...or on en trouve toute l'année dans nos supermarchés, comment font-ils ?!?
Est-ce mieux de prendre du surgelé, des petits pots?
Les kiwi, fruits exotiques viennent de loin et sont aussi plein de produits pour qu'ils tiennent le coup jusque chez nous, que donner?

D'ailleurs pour les fruits, que je commencerai d'ici 15 jours, par quoi est-ce mieux de commencer, crus, cuits ? pour la digestion c'est mieux quoi ?
Banane avec jus orange et pommes ou un fruit à la fois ?

Je voudrais lui donner le meilleur, pouvez-vous m'aider ?

Merci

Zabounette, maman d'Antoine:study: 11ans et Léa 6 mois1/2
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clochette
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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Ven 20 Oct - 11:40

Coucou Zabounette

Tu as touché un point très sensible ... la diversification alimentaire... Quel casse-tête !
c'est la bête noire des sujets aux examens de la Petite Enfance ! Laughing

Maintenant s'y ajoute le choix de la qualité des aliments que l'on va donner à nos p'tits loups ... l'horreur ! Rolling Eyes

Personnellement, j'utilise pas mal de légumes congelés ( des fruits frais si j'ai l'occasion mais pas beaucoup de jardin à l'horizon ! Laughing ).
Lorsque l'on me donne des légumes ou des fruits frais , je les prépare, les mets en purée ou en compote et les congèle en sachets, en pots ou en petites portions ... pour l'hiver !

Pour la cuisson des aliments :

> légumes et fruits cuits possible dès 4 mois
> fruits crus ( écrasés, râpés ou citronnés ) dès 6 mois
> légumes crus dès 9 mois

Introduction des légumes selon l'âge :

> dès 4 mois : tomate, aubergine, endive,carotte, courgette, haricot vert, salade, épinard, petits pois.
> dès 5 mois : pomme de terre pour lier une purée.
> dès 8 mois, pomme de terre seule
> dès 9/10 mois : radis, cocombre
> dès 10/12 mois : champignon, choux fleur, soja, poireaux, potiron
> ès 15/18 mois : poivron rouge, navet, choux vert, artichaut, salsifis.

Introduction des fruits selon l'âge :

> dès 4 mois : citron, orange, cerise, raisin, pamplemousse
, abricot, nectarine, clémentine, poire, pomme, prune, ananas, pèche.
> dès 6mois : melon, fraise, banane, pastèque, kiwi.

Je viens de me rendre compte que dans mes cours certains fruits sont classés en légumes ...( ex: tomate ) ... je te laisse faire le tri ! Wink

Je pense que l'idéal est de commencer par les purées de légumes puis des petites compotes de fruits cuits (pour la digestion).
Attention à la banane, elle est lourde à digérer, même cuite certains enfants la tolère difficilement ...

J'éspère avoir répondu à ton message, n'hésite pas si tu as d'autres questions ... Wink



Clochette

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Dernière édition par le Mar 21 Nov - 13:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Ven 20 Oct - 11:56

Je te copie colle un document LLL sur la diversification du bébé allaité.

Allaiter Aujourd'hui n°62

L'introduction des solides

C’est dans les années 60 et 70 que l’on a poussé le plus loin l’introduction précoce des solides : dès 2 mois, les bébés avaient droit non seulement aux bouillies, mais aussi aux fruits, aux légumes et à la viande. Stimulés autant par les médecins que par les industriels désireux de vendre leurs petits pots, les parents semblaient engagés dans une course folle à qui mettrait le plus tôt possible une cuillère dans la bouche de son bébé.

Même si l’on est aujourd’hui moins pressé (d’ailleurs, depuis un arrêté du 17 avril 1998, les aliments pour bébés doivent porter la mention « à partir de 4 mois », avant, espérons-le, de porter celle « à partir de 6 mois »), la France reste, d’après le Pr Voyer, « le pays d’Europe où la diversification de l’alimentation est la plus précoce ».

Or toutes les études récentes le montrent, non seulement une diversification alimentaire précoce est inutile, mais elle peut aussi être nuisible.

Inutile…

Les partisans de la diversification précoce avancent généralement deux arguments en sa faveur : la formation du goût et la croissance harmonieuse de l’enfant.

Pour le premier point, on sait que contrairement aux bébés nourris au biberon pour lesquels c’est tous les jours « plat unique », les bébés allaités bénéficient dès le début d’une diversité de goûts, puisque le lait change de goût selon ce qu’a mangé la mère dans les heures précédentes (1). Pour eux, la formation du goût est donc bien assurée !

Sur le second point, les experts internationaux sont maintenant à peu près tous d’accord pour dire que le lait maternel couvre sans problème les besoins nutritionnels du bébé pendant les six premiers mois.

On sait qu’en mai 2001, l’Assemblée Mondiale de la Santé a adopté une résolution poussant les Etats membres à « privilégier l’allaitement maternel exclusif pendant 6 mois, qui doit être considéré comme une recommandation de santé publique mondiale ». L’OMS a repris cette recommandation dans sa Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (2003, ww.who.int/nut/documents/gs_infant_feeding_text_frePdf). Elle s’appuyait pour cela sur l’avis d’un groupe d’experts qui avait procédé à un examen systématique (plus de 3000 références) de la littérature scientifique sur le sujet : études comparant l’allaitement exclusif pendant 4 à 6 mois, contre 6 mois, en termes de croissance, bilan en fer, morbidité, pathologies allergiques, développement moteur, perte de poids de la mère après l’accouchement et durée d’aménorrhée.

… et nuisible

Introduire trop tôt les solides consiste à remplacer un aliment complet – le lait maternel – par quelque chose de qualité inférieure, plus coûteux en argent et en temps de préparation, pouvant être contaminé (notamment dans le Tiers-Monde, avec les problèmes d’eau non potable) et induire des infections microbiennes et des diarrhées, et que le système digestif de l’enfant n’est pas prêt à assimiler.

Comme le disait l’UNICEF en 1999, « sauf cas très rares, non seulement le bébé n’a besoin d’aucun autre liquide ou aliment avant 6 mois, mais de plus ces compléments peuvent être nuisibles, en augmentant l’exposition aux germes pathogènes, en favorisant la survenue d’allergies, et en abaissant la quantité de lait maternel consommé par l’enfant ».

L’ANAES ne dit pas autre chose quand elle écrit dans ses recommandations (2003) : « L’introduction de compléments entre 4 et 6 mois en plus de la poursuite de l’allaitement conduit à un excès de risque significatif de gastro-entérite et doit donc être déconseillée. »

Un programme de promotion de l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois en Inde (2) a ainsi permis une réduction significative du nombre de diarrhées, sans aucune incidence négative sur la croissance des enfants.

Les effets ne concernent pas que les gastro-entérites : une étude faite sur 2277 enfants âgés de 6 à 24 mois (3) a montré que le risque de pneumonie est cinq fois moindre et le risque d’otite moitié moindre avec un allaitement exclusif de six mois comparé à un allaitement exclusif de quatre mois.

Et ils sont aussi à long terme : une étude faite en Irlande (4) a montré que les enfants qui commençaient à recevoir des solides avant 3 mois ½ avaient un risque plus élevé de pathologies cardiaques et de diabète à l’adolescence.

Les allergologues quant à eux s’accordent tous pour déconseiller une diversification alimentaire précoce, car plus l’on introduit tôt un aliment, plus le risque d’intolérance, voire d’allergie vraie est grand. Comme le disait le Pr Dutau (CHU de Toulouse) dans un article de Que Choisir en 1999, « il n’existe aucun argument médical pour donner autre chose que du lait maternel ou en poudre avant l’âge de six mois ». Et ils conseillent d’attendre l’âge de 1 an pour certains aliments : oeufs, poisson, arachide, jus de fruits, fruits exotiques, arômes et additifs divers, farines contenant du gluten...

Un certain nombre de stomatologues et d’orthodontistes les rejoignent en dénonçant « la nocivité de l’administration passive d’aliments mixés, moulinés, réduits en bouillie et imposés à la cuillère » (Dr AR Chancholle, Toulouse) qui est la règle quand on veut introduire les solides avant que l’enfant n’y soit prêt (5).

Ajoutons que pour la mère, retarder l’introduction des solides, c’est généralement repousser la reprise du cycle menstruel (6), ce qui a un intérêt certain pour sa santé (moins de pertes de sang et donc de fer, diminution du risque de cancer du sein et des ovaires...). Allaiter exclusivement pendant six mois semble également favoriser la perte de poids.

Pas avant 6 mois, mais après ?

« Les solides pas avant 6 mois » est un message qui commence à bien passer. Mais qu’en est-il si l’enfant continue à les refuser, ne semble pas du tout intéressé, alors qu’il a dépassé cet âge fatidique ? Y a-t-il un danger à poursuivre un allaitement exclusif au-delà de 6 mois ?

Certaines études ne craignent pas d’affirmer que « la plupart des enfants allaités par une mère en bonne santé n’ont pas besoin de suppléments pendant la majeure partie de leur première année pour avoir une croissance satisfaisante » (7). Et l’expérience de nombreuses mères est là pour conforter cette analyse.

Il est vrai qu’il arrive que les bébés allaités exclusivement ou partiellement après 6 mois « décrochent » des courbes de croissance qu’on trouve dans les carnets de santé, ce qui inquiète parents et médecin. La plupart du temps, ce n’est pas la croissance de ces bébés qui est mauvaise, mais les courbes qui sont inadaptées. L’Organisation Mondiale de la Santé met actuellement au point de nouvelles courbes, qui devaient être publiées en 2002 mais qu’on attend toujours…

Attention quand même à ne pas faire de jusqu’auboutisme dangereux. Il vient quand même un moment où le lait maternel ne comble plus tous les besoins nutritionnels de l’enfant. Même si certains enfants exclusivement allaités peuvent continuer à avoir une croissance satisfaisante bien au-delà d’un an, l’apport calorique réalisé par le lait maternel peut dans certains cas s’avérer insuffisant à partir de 8 ou 9 mois. On estime par ailleurs qu’en moyenne, un bébé né à terme commencera à avoir besoin de fer provenant d’autres sources entre 6 et 9 mois. Attention donc à une possible carence en fer, mais aussi en zinc. Enfin, certains bébés qui ne commencent pas les solides avant 12 mois semblent avoir des difficultés à accepter ensuite une alimentation solide.

Comment ça se passe ?

En fait, la plupart du temps, on n’a pas à se poser tant de questions, car l’enfant manifeste très bien son envie de commencer à goûter autre chose.

Cela se passe souvent vers le milieu de la première année. A cet âge,

* l’appareil digestif a mûri et devient capable d’absorber toute une gamme d’aliments,
* la « barrière » de la muqueuse intestinale s’est développée, ce qui réduit les risques d’allergie alimentaire,
* le réflexe de succion a diminué, la sécrétion de salive augmente et aide l’enfant à avaler des aliments de consistance épaisse,
* la coordination musculaire s’est améliorée : la langue peut transférer à peu près les aliments solides de l’avant à l’arrière de la bouche,
* le contrôle des mouvements de la tête s’est amélioré, le bébé tient assis, peut se pencher en avant, détourner la tête pour dire qu’il n’a plus faim, il tient bien les objets entre le pouce et les autres doigts et peut les diriger vers sa bouche sans craindre de s’éborgner...,
* les dents commencent à apparaître.

A ce moment-là, si le bébé est présent au moment du repas familial, par exemple sur les genoux de son père ou de sa mère, il va commencer par s’intéresser de plus en plus à la nourriture, suivre des yeux le trajet de la fourchette de l’assiette à la bouche du parent, réclamer sa part par des cris, et carrément mettre la main dans le plat pour se servir ! Il n’y a alors plus à tergiverser : il est sans aucun doute prêt pour les solides !

Pour autant, si l’on ne fait pas le forcing, les solides peuvent rester longtemps des « à-côtés » du lait, qui complètent et non remplacent l’allaitement. C’est d’ailleurs ce qu’il est conseillé de faire si l’on souhaite que l’allaitement se poursuive : ne pas vouloir remplacer une tétée par un repas, garder un allaitement à la demande (et dans ce cas, le nombre de tétées, loin de diminuer au fil des mois, peut rester constant tout au long de la première année), proposer d’abord le sein et ensuite les solides (Cool.

C’est ce que recommande l’OMS quand elle parle d’introduire des « aliments complémentaires sûrs et appropriés, avec poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans ou au-delà ».

Dans ce cas, pendant plusieurs mois, la part la plus importante de l’alimentation peut toujours être fournie par le lait maternel, l’enfant se contentant d’explorer les aliments à son rythme, goûtant un fruit tel jour, mâchouillant une croûte de pain le lendemain.

Quand on procède ainsi, il importe peu de commencer par tel ou tel aliment, et les tableaux alimentaires qu’on trouve dans tous les manuels de puériculture n’ont pas grande utilité. On veillera simplement à ne pas introduire plus d’un aliment nouveau à la fois et à éviter les possibles allergènes (voir plus haut).

Il n’est pas nécessaire non plus de préparer des plats spéciaux pour le bébé (ni d’acheter des petits pots, même s’ils peuvent être utiles en dépannage) : on trouvera généralement dans la nourriture familiale des choses qui lui conviennent. Pas besoin non plus de tout réduire en bouillie, bien au contraire : le bébé qui est prêt pour les solides aime manger des morceaux (même si, au début, on les retrouve intacts dans la couche !), il aime même ronger des choses dures. Il faut savoir qu’un bébé allaité digère mieux et plus tôt les aliments solides qu’un enfant nourri au lait industriel, car le lait maternel contient des enzymes qui l’aident à digérer les gras, les protéines et les féculents.

Et un jour, les solides prendront le pas sur le lait, sans qu’on n’ait jamais eu besoin de se battre avec un bébé rétif à se laisser « gaver », sans batailles autour de la nourriture, sans longues préparations spéciales pour bébé et sans achats massifs de petits pots.

Là aussi, on aura respecté les besoins de l’enfant, son rythme de développement, lui donnant le sentiment d’être un individu maître de son corps, libre de choisir ses aliments (9) et prêt à partager la table familiale.



L’avis de l’anatomiste

Il faut donc introduire progressivement des aliments en morceaux, car les mouvements masticatoires ne peuvent être déclenchés que par le contact de solides avec la muqueuse buccale ; solides dont le volume, la consistance et les saveurs doivent être aussi variés que possible. En dépend, outre la croissance faciale et la coordination motrice, la qualité du rangement dentaire sur chaque arcade, qui nécessite des pressions aléatoires sur les crêtes gingivales. En dépend aussi la qualité des informations sensorielles qui construisent à cet âge une part importante des connections neurales encéphaliques : le goût et l’odorat, toujours liés, sont les sens majeurs du nourrisson, et seuls des aliments en morceaux, broyés en bouche, peuvent générer des saveurs et des flaveurs suffisantes pour la stimulation cérébrale (à l’étage thalamique, hypothalamique et de la formation réticulée mésencéphalique).

Dr Chancholle, Chirurgie plastique et reconstructive, Toulouse.



Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

(1) Voir Les Dossiers de l’allaitement, n° 26, p. 19.
(2) Bhandari et al, Effect of community-based promotion of exclusive breastfeeding on diarrhoeal illness and growth : a cluster randomised controlled trial, Lancet 2003 ; 362 : 1418-23.
(3) Chantry CJ et al, Breastfeeding fully for 6 months vs 4 months decreases risk of respiratory tract infection, Pediatric Academic Societies’ Annual Meeting, mai 2002.
(4) Belch J, Babies’ earliest diet implicated in health risk factors, University of Dundee Press & Publications, 2001.
(5) Voir aussi l’article de M Limme, Conduites alimentaires et croissance des arcades dentaires, Rev Orthop Dento Faciale 2002 ; 36 : 289-309, qui insiste sur l’importance de la mastication pour le développement des mâchoires.
(6) Voir par exemple l’étude de Simondon KB et al (Lactational amenorrhea is associated with child age at the time of introduction of complementary food : a prospective cohort study in rural Senegal, West Africa, Am J Clin Nutr 2003 ; 78(1) : 154-61) qui montre une relation très nette entre le moment du retour de couches et le moment d’introduction des solides : par rapport à une introduction des solides après 7 mois, le risque de voir survenir le retour de couches avant 6-7 mois était multiplié par six chez les mères qui avaient introduit les solides à 4-5 mois, et par 4,45 chez celles qui les avaient introduits à 6-7 mois.
(7) Voir les études citées dans Rethinking current recommendations to introduce solid food between four and six months to exclusively breastfeeding infants, HC Borresen, JHL 11(3), 201-204, 1995. Traduit dans le n° 27 des DA, p. 25.
(Cool Cela dit, si l’allaitement et l’introduction des solides se passent bien tous les deux, on n’est pas obligé de proposer systématiquement le sein et les solides chaque fois que le bébé mange.
(9) De nombreuses études ont montré que les petits enfants libres de choisir parmi une grande variété d’aliments de bonne qualité, finissent par équilibrer leur alimentation sur la semaine.


www.lllfrance.org

Peut être reproduit, imprimé ou diffusé à condition de mentionner la provenance de cet article.

Publié dans Allaiter Aujourd'hui n° 62, LLL France 2005

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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Ven 20 Oct - 11:58

Un autre...

Et je prendrais du temps une autre fois pour te raconter notre expérience un peu particulière de diversification avec Esther.

Cigogne

FEUILLET N°16 DU DR. JACK NEWMAN
Commencer l'alimentation solide



Plusieurs professionnels de la santé suggèrent de commencer l’alimentation solide à l’âge de quatre mois. Cependant, la plupart des bébé se portent très bien avec l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois ou même plus. Vous devriez commencer l’alimentation solide lorsque votre bébé démontre qu’il est prêt, et non selon le calendrier. Voir plus bas. Santé Canada et l’UNICEF recommandent l’allaitement exclusif jusqu’à environ six mois.

Pourquoi faut-il commencer les solides ?

• Parce qu'il vient un moment où le lait maternel ne comble plus tous les besoins nutritionnels. (Ceci ne veut pas dire, comme le disent certaines personnes mal informées, que le lait maternel est sans valeur nutritionnelle une fois passés les six premiers mois.) Un bébé né à terme commencera à avoir besoin de fer provenant d'autres sources entre 6 et 9 mois. L'apport calorique réalisé par le lait maternel peut s'avérer insuffisant à partir de 8 à 9 mois, bien que certains bébés exclusivement allaités peuvent continuer à avoir une croissance satisfaisante bien au-delà d'un an.


• Parce que certains bébés qui ne commencent pas les solides à un certain âge (9-12 mois) peuvent avoir de grandes difficultés à accepter ensuite une alimentation solide.


• Parce que votre enfant franchira un jalon important dans son développement quand il commencera les solides. Il est en train de grandir. En règle générale les bébés ont envie de manger des solides. Pourquoi les en empêcher ?



Quand faut-il commencer les solides?

Le meilleur moment pour commencer l'introduction des solides, c'est quand l'enfant commence à s'y intéresser. Certains bébés vont s'intéresser aux aliments qui se trouvent dans l'assiette de leurs parents dès l'âge de 4 mois. Entre 5 et 6 mois, la plupart des bébés tendent la main pour essayer de prendre les aliments dans l'assiette de leurs parents. Quand le bébé commence à tendre la main vers la nourriture, à la prendre et la porter à sa bouche, il semblerait que le moment soit venu de le laisser en manger. Il n'y a pas vraiment de raison de commencer à une date spécifique (4 mois, ou 6 mois). Soyez à l'écoute de votre bébé.

Dans certains cas, il est préférable de commencer plus tôt. Quand un enfant semble avoir faim, ou quand sa prise de poids n'est pas aussi bonne qu’on le souhaiterait, il peut être raisonnable d'envisager de commencer les solides dès l'âge de 3 mois. Toutefois, commencer les solides à l’âge de 3 mois quand tout va bien n’est pas recommandé (voir plus haut). Cependant, il est possible, avec de l'aide, de continuer à allaiter exclusivement et tout en permettant au bébé d'être moins affamé ou de grossir plus rapidement. Voir le Protocole pour augmenter l’ingestion de lait maternel par le bébé, et le feuillet n° 25 Gain de poids lent après les premiers mois, pour connaître les raisons pour lesquelles votre production lactée pourrait avoir diminué. Voyez aussi les vidéos ici pour utiliser le protocole de façon plus efficace. Mais si les méthodes proposées ne permettent pas de résoudre le problème, l'introduction des solides peut aider. Donner du lait artificiel ne présente aucun avantage, et peut même présenter des inconvénients, surtout s’il est donné au biberon. Un bébé qui n'est pas complètement satisfait au sein peut commencer à prendre de plus en plus de lait au biberon, et finir par refuser de prendre le sein.

Un bébé allaité digère mieux et plus tôt les aliments solides qu'un enfant nourri au lait artificiel, car le lait maternel contient des enzymes qui l'aident à digérer les gras, les protéines et les féculents. De plus, les bébés allaités ont été exposés à une plus grande variété de goûts et de saveurs dans leur existence, puisque le goût de nombreux aliments consommés par la mère passe dans son lait. Les bébés nourris au sein acceptent ainsi plus facilement les solides que les bébés nourris au lait artificiel. Le lait maternel est une chose étonnante, n'est-ce pas ?



Comment faut-il introduire les solides ?

Quand un bébé commence à prendre des solides vers six mois, le premier aliment ou l'ordre de présentation suivi n'a pas vraiment d'importance. Au départ, il est prudent d'éviter des aliments très épicés ou hautement allergènes, tels que le blanc d'oeuf ou les fraises, mais si votre bébé tend la main vers la pomme de terre qui se trouve sur votre assiette, assurez-vous qu'elle n'est pas trop chaude, et laissez bébé la prendre. Il n’est pas nécessaire de suivre un ordre particulier, ni de limiter bébé à un seul aliment pendant une certaine période de temps. Certains bébés exclusivement allaités n'aiment pas les céréales pour bébé lorsqu'elles sont proposées vers six mois. Il n'y a pas raison de s'inquiéter ni d'insister si l'enfant ne veut pas de céréales. Elles ne sont ni magiques, ni obligatoires. Offrez à votre bébé les aliments qui l'intéressent. Au début, laissez l'enfant apprécier la nourriture, ne vous inquiétez pas de la quantité exacte qu'il ingère. De toute façon, la plus grande partie risque de se retrouver dans ses cheveux ou par terre. De plus, si le bébé a six mois ou plus, ce n'est pas la peine de réduire ses aliments en purée. Au départ il suffit de les écraser avec une fourchette. Ce n'est pas la peine non plus de surveiller la quantité. Pourquoi limiter votre bébé à une cuillérée s'il en veut davantage? Vous n'avez pas besoin de gaspiller votre argent à acheter des petits pots pour bébé.

Soyez décontractés, nourrissez votre bébé à vos heures de repas; s'il se débrouille bien avec les solides, offrez-lui une plus grande variété d'aliments quand l'occasion se présente.

La meilleure source de fer pour un bébé de cinq ou six mois est la viande. Les céréales pour bébé contiennent du fer, mais ce dernier est mal absorbé et peut occasionner la constipation chez le bébé.

Il n'y a pas de raison d'introduire les légumes avant les fruits. Le lait maternel est bien plus sucré que les fruits, il n'y a donc pas de raison de penser que votre bébé mangera mieux les légumes si l'on retarde l'introduction des fruits.

Respectez ce que votre bébé aime et n'aime pas. Il n'y a aucun aliment essentiel (sauf le lait maternel). Si votre bébé n'aime pas un aliment, n'insistez pas. Si vous pensez que cet aliment est important pour lui, attendez quelques semaines puis proposez-lui de nouveau.

Aux environs de 8 mois, les bébés ont tendance à affirmer leur caractère. Il se peut que votre bébé ne veuille pas que vous lui mettiez une cuillère dans la bouche. Il va sans doute vous la retirer des mains et la mettre lui-même dans sa bouche, souvent à l'envers, et les aliments vont lui tomber sur les genoux. Respectez ses tentatives d’autonomie, et encouragez son apprentissage.



Et si je commence les solides à trois mois ?

À cet âge il peut être prudent d'aller un peu plus lentement. Commencez avec les céréales pour bébé ou des aliments faciles à écraser comme une banane. Parfois un bébé mangera plus facilement si vous lui offrez les aliments avec le doigt plutôt qu'avec une cuillère. Allez-y plus lentement avec les quantités aussi. Mais au fur et à mesure que le bébé tolère les solides, la variété et les quantités peuvent être augmentées en fonction des désirs du bébé. Mais au fait, pourquoi commencez-vous à lui donner des solides à trois mois? Bien des grands-mères ont hâte de voir le bébé commencer à manger « pour vrai », mais s’il n’y a pas de bonne raison pour le faire, ne le faites pas. (La raison légitime la plus courante de commencer les solides avant l’âge de 5 ou 6 mois est le gain de poids lent qui ne se corrige pas avec l’amélioration de la prise du sein, l’utilisation de la compression du sein, l’alternance d’un côté à l’autre, l’utilisation de la dompéridone.)



Sein ou solides en premier ?

Quand un enfant commence les solides, les gens s’inquiètent souvent s'il faut commencer par lui donner le sein ou les solides. Si l'allaitement et l'introduction des solides se passent bien tous les deux, ça n'a probablement pas vraiment d'importance. En fait, il n'y a aucune raison de donner le sein et des solides chaque fois que le bébé mange.


Traduction de l’article n° 16, « Starting Solid Foods ». Janvier 2005
par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005
Version française, avril 2005, par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC



Questions? (416) 813-5757 (option 3) ou Jack Newman ou mon livre Dr. Jack Newman’s Guide to Breastfeeding

Peut être copié et diffusé sans autre autorisation, à condition qu’il ne soit utilisé dans aucun contexte où le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS est violé.
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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Ven 20 Oct - 13:32

Merci Cigogne pour ces documents... Wink

Je n'ai pas précisé que la diversification alimentaire n'était pas conseillée avant l'âge de 6 mois car si mes souvenirs sont bons, ta petite puce doit avoir atteint cet âge.

Certains légumes et fruits peuvent être donnés dès 4 mois mais il est donc préférable d'attendre ...



Clochette

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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Ven 20 Oct - 14:43

Un tout grand merci à toutes les deux,

En fait, je pense qu'observer bébé, lui faire confiance et continuer l'allaitement sont les clefs d'une alimentation réussie.
Je pense que je suis dans le bon, car j'avais vu que ma petite Léa, souvent assise sur nos genoux pendants les repas, observait avec bcp d'intérêt notre assiète et suivait la fourchette jusqu'à la bouche et je me suis donc dit qu'elle avait envie de goûter. J'ai donc suivi les conseils de ma pédiatre et débuté par pdt et légumes cuits à la vapeur que j'ai écrasés, +huile de Colza.
Pour les fruits ma pédiatre disait qu'elle préférait qu'on ajoute pas de farine mais qu'on complète avec une tétée ou un biberon.

Bon appétit

Zabounette maman d'Antoine study 11 ans et Léa 6 mois...
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MessageSujet: Re: Que faut-il donner à manger à nos enfants ?   Aujourd'hui à 21:06

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